L’intervenante

 Nina Boulehouat,

est habitée par l’élan de l’écriture depuis l’enfance. Pour elle- même, pour les autres, elle aime écrire.

En 2003, elle découvre les ateliers décriture à Toulouse, elle est demblée séduite par ce procédé qui lemmène à la fois ailleurs et plus loin dans son écriture.

Suite à cela, elle donne ses premiers ateliers d’écriture à des enfants tziganes, pour qui l’accès à l’écrit est compliqué. Dès lors, son désir de faire écrire, là où ce n’est pas évident, se construit.

En parallèle, elle rencontre lunivers du Slam, qui lui plaît pour son côté ouvert et multiculturel. Loin des codes de l’école, pont jeté entre l’écrit et l’oralité, elle trouve là un fort potentiel, laissant éclore de nombreuses libertés.

Ces expériences restent comme des graines germées quelle ose faire éclore quelques années après, de lautre côté de la France, à Dijon.

En 2010, elle se lance pour la première fois sur la scène slam, à Dijon, lors de la naissance de la Klam, animée par le collectif Casse la rime. Elle en devient coutumière et participe à son évolution durant les deux premières années. Savoir qu’il y aura un auditoire chaque mois, constitue un moteur en soi. Elle écrit, des textes, courts, poétiques, elle clame ou murmure, les chagrins, les failles, les bonheurs, les colères, l’émerveillement, et tout ce que trame l’intime qui la traverse.

Cela la reconnecte aux ateliers d’écriture, elle concrétise son désir d’en animer et décide en 2011 de se former à l’université de Lyon.

En septembre 2012, elle fonde avec des amis lassociation Le cri de la plume, afin de proposer des ateliers décriture sur le territoire dijonnais. Cette activité connaît un vrai essor, il y a une demande et elle est ravie de pouvoir y répondre à sa manière. Elle a à cœur d’approcher différents publics, ceux qui viennent spontanément, mus par le désir d’écrire, dans les ateliers réguliers, comme ceux de la MJC-CS Montchapet ou de la bibliothèque Mansart, et ceux qui n’y seraient peut-être pas venu, mais qui acceptent de jouer le jeu le temps d’un projet à la demande de structures (jeunes adultes, adolescents, femmes incarcérées, jeunes migrants)

Elle poursuit ainsi ses expérimentations, son goût pour la rencontre entre l’écriture et l’humain ne se tarit pas et cela nourrit sa propre écriture.

En 2019, elle co-construit un projet intitulé Après Nour avec son amie et partenaire Caroline Liochon, qui donne lieu, entre autres, à la publication d’un recueil éponyme, retraçant l’aventure participative auprès de femmes et de collégiens.

Dans le même temps, elle découvre les ateliers philosophiques pour enfants et adolescents par la fondation SEVE qui propose un parcours initiatique à Dijon. C’est un nouvel élan, elle y puise de nombreuses ressources et cette dimension s’impose comme une évidence pour compléter son activité. L’idée d’ouvrir des espaces de parole inscrits dans un processus démocratique la séduit complètement.

Dès 2020 elle s’implique donc dans le développement de tels ateliers dans la cité que ce soit auprès de collégiens ou d’élèves de primaires.

En filigrane son écriture continue d’évoluer, elle s’inscrit clairement dans la poésie, celle de l’intime, du quotidien, du regard porté sur notre monde. Elle collecte ses notes, dans ses carnets, pianote sur son clavier des ébauches de recueil, en attendant d’oser le pas de l’édition, elle affectionne l’éphémère oralité des slams à poser ici ou là.

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