Kaléïdoscope

Multiples regards pour multiples objets

Un bougeoir

Je suis né dans les forges d’Orient où mon créateur, artisan doué, m’a martelé sur son enclume, puis doré à l’or fin. Si tu savais ce que j’ai vécu…

J’ai éclairé le modeste logis de mes premiers maîtres mais ils ont dû rapidement se séparer de moi au mont de piété.

Puis j’ai recueilli la cire des bougies de ma belle maîtresse dont j’ai éclairé les nuits sensuelles. Je me souviens encore avec émotion de ces instants charmants que je tamisais d’une lumière douce et vacillante. Mais ça n’a pas duré.

Ingrate, elle finit par m’oublier et je restais à l’abandon de nombreuses années jusqu’à ce qu’un voleur ait la bonne idée de me prendre pour butin. Je fus vendu sous le manteau à un antiquaire peu scrupuleux avant de terminer chez Nina. Elle m’a poli pour redonner à mon or son éclat sans parvenir à effacer tout à fait ma patine.

Et c’est ainsi que tu me trouves aujourd’hui, cher lecteur : j’ai commencé par brûler de riches parfums pour susciter le désir et je finis par embaumer la citronnelle pour écarter moustiques et guêpes. Sic transit

Georges Waszkiel

Toupie

Moi, petite ritournelle qui tourne, tourne, tourne, je me présente en ce jour au monde. Petit objet jauni et insignifiant, on ne me remarque guère. Seuls les plus petits semblent trouver un malin plaisir à jouer avec moi et c’est peut-être mieux ainsi. Entre petits, on se comprend. Une fois lancée, je vis à cent à l’heure. On ne peut plus m’arrêter, je voudrais croquer la vie à pleines dents – si seulement j’en avais – et parcourir le monde jusqu’à ce que je trouve l’endroit idéal pour stopper net ma course. Un lieu paradisiaque où tous les petits seraient choyés et vénérés et seulement à ce moment je me laisserais flotter..
Mathilde M.

* J’en ai toujours plein la tête. Alors je tourne, je tourne encore et encore !!! Je tourne jusqu’à m’étoudir. M’étoudir pour ne plus savoir où je suis. Pour ne plus savoir qui je suis…
Virginie V.

**Il tombe toujours sur le côté, toujours il est bancal
Quelle allure … Aller, un peu de tenue !
Il réagit aussitôt entre les doigts de Paul qui le chauffe, et hop le voici sur la piste aux étoiles.
Mais oui, c’est le concours final aujourd’hui.
Chacun a apporté l’objet qui, enfant, l’a tant fait rêver.
Objet complice, prêt à faire des prouesses.
Paul s’est entrainé ; c’est maintenant son tour :
Il l’a lancé, lui a donné un peu d’effet et sans hésiter, son prototype tourne et danse au milieu de la piste, monte à la verticale, fait un tour au dessus des spectateurs, revient, semble sautiller, ralentit et repart de plus belle sur le dos d’une main de Paul qui, comblé, salue l’assistance ; les applaudissements fusent …
Mireille B.


Tube de peinture

Ouf, je suis tout aplati ; la sauce est partie ultra-marine intra-utérine,
pas besoin de vous faire un tableau à la Van Gogh ; ça fait du bien de se
faire sauter le bouchon parfois ; mais comment retrouver la forme sans se
faire entuber ?
Pierre B.


Rasoir

De la taille d’une main, facile à diriger.
Chaque matin, Yves le saisit, parfois un peu durement, le rince sous l’eau froide, le porte à son visage afin de ratisser la neige déposée quelques secondes auparavant. C’est son travail à lui et la main qui le guide ne tremble pas, même si, elle est souvent pressée.
Du robinet d’eau tiède à présent, à la barbe à raser, en peu de temps, c’est fini.
C’est fini aussi pour lui : sur le bord du lavabo, sa journée est terminée, mais il peut rêver jusqu’à demain ; ou carrément jeté à la poubelle, c’est sa vie qui s’achève.
Celui-ci n’aura pas connu la jungle et ses senteurs.
Mireille B.

Crayons de couleurs

Ne me mets pas la pression, ça me donne boutons depuis que j’en vois de
toutes les couleurs ; la petite mort aux trousses. Et s’il faut qu’on me
trousse avant le massa(cre ayons) bonne mine !
Pierre B.

Tampon

Une fusée
Un bonbon à la menthe
Un porte-bague
Un coton-tige, sans tige, pour éléphant
Un bouchon diffuseur de parfum
Un glaçon (de loin)
Habillé d’un papier « cellophane » transparent, serti en son milieu par une fine bande couleur cerise, il voit rarement le jour : aujourd’hui est une exception.
Il passe, en général, du fond du sac à mains au fond du vagin et du fond du vagin au fond du petit sac en plastique servant à le jeter discrètement au fond de la poubelle ; parfois, le circuit est plus court et c’est la chasse qui le chasse définitivement.
Mireille B.

**Le tampon hygiènique du 20ème siècle
Cet objet c’est la modernité, le progrès, la technique, bien plus puissante que celle du numérique.
Il a soulagé les femmes de cette honteuse besogne qui les obligeait à lessiver douze fois par an des « linges sanglants » et d’étendre ces derniers par toutes les saisons sur le fil à linge du jardin ; « tiens » disait la voisine « elle a encore ses affaires ce mois-ci » ou alors, « elle ne les a pas », ou alors, selon l’âge de la voisine « elle ne les a plus ». Tout le village savait.
Petit objet discret et glissant dans le vagin des femmes, « je te remercie », je suis née femme en temps que toi, sans honte et avec fierté.
Françoise Vallade

 

Ecorce

J’adorais les chatouilles des insectes et les massages de la pluie jusqu’au jour où l’Homme est venu m’arracher au grand saule.

Depuis, le saule ne cesse de pleurer. Je ne pourrai plus le protéger.

Je suis l’écorce dérobée à son milieu naturel, asséchée et recroquevillée sur elle-même comme l’épluchure de la pomme empoisonnée.

Virginie V.


chandelier

J’ai des formes concaves, convexes, plutôt rondes ; mon brillant patiné
attire encore l’oeil.
Viens, enfonce-toi bien profond, reste bien droite dans mon pistil
accueillant.
Je resterai de bronze, comme qui dirait, pour tenir la chandelle.
Pierre B.

On m’extirpe du grenier pour des occasions tantôt funestes – une panne d’électricité, une séance d’exorcisme –, tantôt romantiques. Je préfère de loin jouer ce second rôle ; ainsi positionné entre les deux amants, je suis aux premières loges du grand spectacle de l’amour : leurs petits gestes, leurs cris silencieux, leurs rires, leurs regards qui sont autant de bouteilles que l’on jette à la mer, et leurs premières étreintes enfin.
M.M.


Coquillage

Vous me connaissez, j’en suis certain. Mais si, moi petite partie de vos dernières vacances ! Il y a toujours quelqu’un pour me ramasser sur les plages de sable fin. Un de ces mélancoliques qui espère ramener un morceau de paradis sans contrainte au bureau. Pourtant ça n’a jamais fonctionné et la plupart de mes congénères ont achevé leur existence dans la poubelle. Il faut dire que de cette façon j’ai pu énormément voyager malgré moi. En ce moment-même, je me trouve sur le stand d’une brocante et j’attends patiemment ma prochaine destination. Mais la mer me manque..
Mathilde M.

* Sculpté par les vagues, coloré par le sable, je suis jaune et blanc tacheté de noir. J’ai des rides plein la tête et un croupion tout doux.
Je suis creux pour contenir les souvenirs. Mon dos est rond pour les protéger.
Virginie V.

**Coquillage : sucré ou salé ?
Ce coquillage de couleur écru est arrivé sur la table de l’atelier. C’est un coquillage bi-valve qui a été roulé dans la mer, usé par le sable et l’eau salé, et il s’est échoué sur le rivage. Ce coquillage est le symbole de la mer, de l’Atlantique, du sable fin et des ajoncs qui poussent dans la dune. Ce coquillage évoque les roudoudous, bonbon que nous léchions lorsqu’enfant nous nous promenions le soir sur la digue Pacaud à Oléron. Ce coquillage évoque aussi, les plats que nous dégustions, le soir venu, en églade sur des braises des aiguilles de pins avec quelques grains de sel du marais salant. L’odeur de la mer, du bois de pin qui se consume lentement, du sel de mer collé sur la coquille, voilà ce qu’évoque ce coquillage oblond et blond doré.
Marie R.


Poupées

Bien le bonjour ! Excusez-moi d’avance si je m’exprime ou me tiens mal mais je n’ai pas l’habitude de voir du monde. Enfermée jour et nuit avec mes cinq sœurs, je peux vous dire que la vie n’est pas toujours rose. Pas de conclusions hâtives attention, j’adore mes sœurs ! Mais vous connaissez les filles : de vraies petites pestes et particulièrement entre elles. En plus je suis la benjamine alors personne ne prend jamais en compte mon avis. Physiquement, je crois que j’ai oublié ce à quoi je ressemble. Il faut dire que cela fait tellement longtemps que nous n’avons pas vu la lumière ! Et oui, voilà les conséquences de l’ère du numérique : plus personne ne vient jouer avec nous ou même nous contempler.
Mathilde M.

*Petite boite aux talismans.
Elle est de couleur jaune ocre avec des petits traits rectilignes verts et rouges foncés. Son couvercle se soulève ce qui lui donne des proportions agréables et harmonieuses. En le voyant, l’envie de la garder l’emporte sur l’envie de la cacher dans un tiroir. La curiosité amène à soulever le couvercle pour regarder ce qui « grelotte » dans cette petite boite. A l’intérieur, six petites poupées minuscules, de la taille d’une allumette en sortent. Elles ont toutes la tête orangée et sont vêtus de jupes fourreau multicolores. Leurs vertus est d’écarter les mauvais sorts sur les personnes. Oui, cette petite boite revient d’Amérique latine et contient des petites momies aux sortilèges chargés d’écarter les ondes négatives et les mauvais sorts. Pour chasser les mauvaises humeurs de la maladie, je charge la poupée bleue de les écarter. Je ferme la boîte, prononce un abracadabra et remet la boite en place. Cette boite magique ou porteuse de magies trouvera sa place sur mes étagères à trésors de mon bureau.
Marie R.

Plume verte

Couleur de l’espoir, légère comme l’air, je vole au vent et crie quand j’écris.
Virgine V.


Tortue

TORTUE, lente et pleine d’acuité
C’est une tortue multicolore avec des petites pattes vertes, une tête verte avec des yeux minuscules pour scruter la route. C’est un petit animal de compagnie, de corpulence ronde, à la carapace bombée bicolore comme si il y avait deux zones, l’une pavée de carrés rouges et l’autre noire, uniforme. De caractère lent, la tortue inspire le calme et la tranquillité : elle est symbole de longévité. Dans les fables de La Fontaine, elle entreprend une course avec le lièvre et elle gagne. L’enseignement de cette fable « rien ne sert de courir, il faut partir à point » symbolise le petit animal qu’est la tortue qui ressort embellie par ses qualités et sa pugnacité. Cet animal vit dans les jardins en été et hiberne en hiver. Les enfants se plaisent à lui donner de la salade car elle croque la verdure, à toute allure ! Symbole de durée de vie, j’en rapporte une lors de chacun de nos voyages dans le monde.
Marie R.

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Lieu en kaléidoscope : dans les toilettes d’un bar

La délivrance
Parce que quand y en a plus, y en a encore ! Il faut bien vider sa vessie prête à exploser avant de reprendre une tournée.

L’enfer des saintes
On en connaît tous au moins une qui passe plus de temps à sécuriser tous les angles du périmètre plutôt qu’à faire sa petite affaire.

L’extase
Lieu favori de tous les toxicomanes en promenade. Cet endroit si peu attrayant est très recherché : l’odeur et le peu de propreté apparente éloignent les visiteurs intempestifs et on peut alors s’injecter ou sniffer sa dose.

Le repaire des pleurnicheurs
Parce que Mickaël vient d’arriver avec sa nouvelle petite copine alors Kevina est allée chialer dans cet endroit si réconfortant.

La commère
Quand finalement il y a plus de monde au petit coin que de l’autre côté de la soirée parce que « t’as vu quand même comme elle a grossi ? ».

Le job de rêve
Malgré tout ce qu’on pense, oui quelqu’un vient nettoyer ces commodités et il en a marre de devoir éponger des fluides corporels parce qu’à cette heure et avec ce degré d’alcool dans le sang plus personne ne sait viser.

Le radin
Pour ceux qui essayent de boire le plus possible en cachette dans leurs bouteilles plutôt que de commander.

Me voilà arrivé dans cette pièce minuscule, froide et impersonnelle, tapissée de carrelage. Je n’ai aucune idée de comment je suis arrivé là, je crois que je suis tombé de la poche d’un de ces géants. Je tourne, tourne, tourne sur moi-même. J’ai l’impression qu’on m’observe : une personne est là à pleurer à chaudes larmes sur son sort, assise sur un trône en céramique. Finalement je crois que je préfère être petit : la vie des grands, c’est beaucoup trop compliqué.
Mathilde M.

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La pointe du bout du monde

La grandiose quand mon regard se pose sur ton infini, ici ou là-bas, je ne vois que toi.

La mystérieuse quand ta marée t’emporte au loin et te fait revenir. Vers quel ailleurs es-tu partie ? Vers quel ici crois-tu revenir ?

L’ensorceleuse quand je me laisse porter par les mouvements de tes vagues. Enfin, je suis en paix.

La coléreuse quand ta violence s’écrase sur tes rochers, quand tu te déchaînes jusqu’à tout emporter. Tout !!!! Jusqu’à mes pensées…

L’escarpée quand ta côte sauvage m’offre de la parcourir, j’avance…

Du sable loin devant. Ou le grand enfant qui, toupie à la main, se demande bien pourquoi elle ne tourne pas…

Virgine V.

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A la grande table

Studieuses, elles ont hésité puis se sont lancées, l’une après l’autre
Le stylo glisse sur la feuille ; les idées, les images naissent, prennent formes, s’imposent
Concentrées, je suis seule à lever la tête, à regarder si je suis encore seule le nez en l’air ; un stylo, parfois, ça s’arrête, ça n’a pas d’idées, ça ne veut plus écrire et pourtant dans ce jet d’images, que de trésors à raconter

Lumière blanche

Lumière blanche qui interroge ma feuille
Vue aveugle
Vue qui regarde en dedans, dans le noir des mots entassés pêle-mêle, là derrière dans ma tête
A la pêche aux mots aller, à la pêche au filet, c’est plus sûr

L’horloge

L’horloge ne fait ni tic, ni tac ; l’horloge avance pourtant, en un instant, cinq minutes se sont écoulées
L’horloge était là hier, est là maintenant et sera là demain
Besoin d’elle ?
Et bien non ; je m’en remets à Nina qui nous mène dans sa barque avec calme et puissance

Vibrations

Le petit moteur tourne ; les poissons bien nourris seront, aussi, bien oxygénés.
Au dessus de nos têtes quelques sauts mal amortis, boum, boum …
Attention le dos !


Souvenirs d’hier et d’aujourd’hui
(acrostiche)

broSse à dents
tampOn
toUpie
écheVeau de laine
prEservatif
peiNture
coquIllages
cRayons de couleur
raSoir


A la grande table

Ecrire au fil des idées
Ecrire sur le fil du rasoir
Ecrire à la lumière d’une bougie
Ecrire le temps d’une toupinade
Ecrire aux petites poupées mexicaines
Ecrire sur le coquillage si lisse
Ecrire à la tortue marine
Ecrire en couleurs éparpillées
Ecrire au crochet en boucles de laine violette
Ecrire et lire
Lire et rire

Ecrire, crire, rire, ire, re, e………..

Mireille B.

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La côte Atlantique en Charente Maritime

La sauvage
En hiver, les vents tourbillonnants et la houle de la mer viennent battre les rivages de ce front de mer où l’on ne s’aventure plus jamais depuis les accidents de la tempête Cynthia.

La côte mystérieuse
En été par 40 degrés sous un soleil de plomb, les passants s’arrêtent sur le front de mer et ajustent leurs jumelles pour scruter l’île mystérieuse d’Aix où Napoléon a tenu un siège sur l’estuaire de la Charente à deux miles des fortifications de Brouage.

La gourmande
Le bruit des moteurs des plates rythment les travaux de retoquage des huitres dans les parcs. Les ostréiculteurs élèvent dans l’eau de l’estuaire les coquillages qui régaleront les estivants dans des plateaux de fruits de mer où trônent les tourteaux. Le pineau des Charentes sert à trinquer en apéritif aux produits de la mer et de la terre.

La festive
Tout l’été, les brocantes et les églades animent les villages qui en hiver se recroquevillent pour lutter contre le vent, la pluie glacée. Ce cortège de fêtes estivales permet de manger, de chanter ou de danser ensemble aux rythmes de l’accordéon qui s’étire dans les bras de Léon qui perpétue la tradition des airs de bal musette. L’été, les familles se réunissent en plein air pour des cousinades ce qui retissent les souvenirs entre les générations et maintiennent les liens familiaux avec le terroir des ancêtres. On sort les photos en noir et blanc !

La cachée
Au fil de l’eau, le bateau revient vers le port par le chenal. Le clapotis des vagues sur la coque berce cette soirée silencieuse où nous rentrons avec peu de pêche : pas de bar mais un beau mulet à griller et des coquillages. Nous accrochons l’embarcation à son emplacement. Nous marchons sur le chemin bordé de roses trémières et jouons avec le soleil rasant aux couleurs orangées. Ce contraste de couleurs avec la mer et les dégradés roses des fleurs dégagent les contours bien cachés de la côte Atlantique que rien ne permettait de les soupçonner, ce matin à la fraîche !


La fille cachée de l’Atlantique

Au fil de l’eau, le bateau revient vers le port par le chenal. Le clapotis des vagues sur la coque berce cette soirée silencieuse où nous rentrons avec peu de pêche : pas de bar mais un beau mulet à griller et des coquillages. Nous accrochons l’embarcation à son emplacement. Nous marchons sur le chemin bordé de roses trémières et jouons avec le soleil rasant aux couleurs orangées. Ce contraste de couleurs avec la mer et les dégradés roses des fleurs dégagent les contours bien cachés de la côte Atlantique que rien ne permettait de les soupçonner, ce matin à la fraîche !
Nous commençons à trier les coquillages les plus gros pour les faire ouvrir sur les braises des aiguilles de pins maritimes avec une branche de thym coupé près du mur. Les plus petits sont mis dans une casserole en alu avec du persil frais coupé, de l’échalote et du cognac. On fait danser la casserole sur le feu, on fait du bruit, on flambe avec dextérité. On retrouve les gestes des ancêtres notamment sur l’utilisation de l’eau de vie charentaise dans la cuisine pour flamber les moules ou les coquillages ou la volaille. Ces gestes et cette eau de vie sont les signes d’une culture partagée comme « la cognaçaise » qui se faufilerait le long de l’estuaire de la Charente en partant de Jarnac. L’arrivée à Rochefort serait dans des danses endiablées et orangées avec les fumerolles bleutées du Cognac insérées dans les actes du quotidien comme la cuisson des coquillages ou comme celui du café aux brûlots ou simplement le nom de notre embarcation.
C’est cette petite flamme qui vit en moi : la Cognaçaise en bourgogne ou la fille cachée de l’Atlantique !

Marie R.

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