Dis-moi dix mots qui slament

Et cette année 2020, les 10 mots de l’opération « Dis-moi dix mots » sont:

Aquarelle, À vau-l’eau, Engloutir, Fluide, Mangrove, Oasis, Ondée, Plouf, Ruisseler, Spitant

plus d’infos, là: http://www.dismoidixmots.culture.fr/actualites/le-depliant-des-dix-mots-au-fil-de-leau-est-en-ligne

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Peindre une aquarelle…quel moment magique, quel oasis pour l’esprit. Lavé de tout souci, comme une ondée fraîche, englouti dans un fourmillement d’inspiration. Mon pinceau fait « plouf », dans le verre d’eau, et ma barque se glisse dans la mangrove, les idées arrivent à vaul’eau, avec une fluidité déconcertante, ruissellent sur mon carton et le colorent de 1000 tonalités. Comme un feu d’artifice, comme un caillou qui tombe dans une eau spittante.

 

Aquarelle

Je n’ai jamais peint une aquarelle de ma vie mais je suis admirative de ce genre pictural. Il permet une palette de couleurs infinie, et les offre au spectateur avec beaucoup de douceur. Pour moi, l’aquarelle évoque ma belle-mère, Françoise. Françoise a toujours eu « un bon coup de crayon ». Elle était institutrice, une personne très rigoureuse, organisée, exigeante, enfin j’imagine quelle maîtresse elle pouvait être.

Depuis qu’elle n’est plus institutrice Françoise peint, elle en rêvait depuis longtemps. Au fil des années son trait s’est assuré, sa technique aussi. Et puis c’est toute une communauté avec laquelle elle a sympathisé. Je n’ai jamais rencontré aucun de ses membres, mais j’en connais certains à travers quelques-unes de leurs aquarelles, qui ornent les murs de l’Hermière, la maison de mes beaux-parents. Françoise aux pinceaux révèle un autre côté de sa personnalité, la douceur, les couleurs, la créativité, le voyage et les paysages.

Mais l’institutrice rôde ! Elle a su transmettre cet art à tous ses petits-enfants, comme un outil dans la vie, un moyen d’expression, un véhicule de leurs passions ou de leurs émotions. Quatorze petits-enfants ses sont ainsi essayé à l’aquarelle, ils ont peint leurs parents, des animaux adorés, leurs copains, on fait de magnifiques portraits à l’aquarelle ! L’aquarelle permet aussi faire des mises en scène, des montages. Elle apprend la patience car elle se réalise souvent en plusieurs étapes, les couleurs doivent être fixées pour ne pas s’entremêler. Les petits enfants se sont concentrés, énervés, impatientés, appliqués, ils ont griffonné, gratté, chigné, soufflé, et nous avons quelquefois beaucoup ri des portraits réalisés.

Certaines aquarelles sont gravées à jamais dans ma mémoire, ce sont celles que chacun de nos enfants nous ont offert pour l’anniversaire de nos 10 ans de mariage. Chacun a dépeint ou mis en scène une des photos de l’évènement, dans des styles et des couleurs très différentes. Chaque aquarelle occupe sa place dans la maison. Elles ouvrent la voie à des amusements, des évocations, des questionnements de leur spectateur ou de leur auteur.

Aquarelle est pour moi un mot magique, une boite magique, dont s’échappent des rires et des pleurs, mille couleurs, des enfants, des fleurs et des nuages, et infiniment de bonheur !

 

Aquarelle tu me donnes des ailes

Peindre une aquarelle est un moment spirituel

Ton esprit, lavé de tout souci, se retrouve englouti dans un salmigondis

D’idées qui fourmillent, d’inspirations , d’irradiations

Tu prends ton pinceau, il s’engouffre, il fait plouf dans le verre d’eau

Et le voilà parti tout seul comme un grand,

il glisse Il trace, il pique il virevolte,

Il explose ta page de mille couleurs, quel désinvolte,

Et toi tu souris, tu te prends pour Rembrandt !

Aquarelle tu me donnes des ailes, tu m’emportes tu me transportes

Dans des mondes parallèles où plus rien ne compte

Que le trait la courbe l’ombre et le pastel

Tu me ravis tu me chéris tu me caresses et tu me presses

De te scruter te détailler te jauger et t’admirer

Aquarelle tu me donnes des ailes, je fais mes valises

Je pars en voyage, sur un nuage je vais visiter monsieur Schiele et ses grands nus pendants, puis je traverse à dos d’âne l’estaque de Cézanne ,

Et je reviens sur le pas de ma porte, me trouver en robe de mariée…

Bel homme, costume, enfants, forêt,

Sourires, nature, amis, portraits,

Voyage mirage visages partage

Ciel, pastel, à tire d’ailes…… aquarelle.

Frédérique

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J’ai très envie de te voir.

Il pleut, pluie fine, une ondée qui ne m’empêchera pas de sortir.

Je me précipite dehors, l’ondée s’est transformée en averse. En quelques secondes, mes vêtements, mes cheveux sont trempés, ça ruisselle de partout. À chaque pas, mes chaussures font plouf, plouf… Tout part à vau l’eau.

J’ai très envie de te voir.

Je poursuis ma route, je cours vers toi.

J’arrive chez toi, tu m’ouvres la porte, tu me regardes longtemps, trop longtemps,

j’ai froid, mes vêtements sont trempés, j’entre chez toi en te bousculant, tu ne dis rien, tu continues à me regarder bouche béé.

J’aperçois sur ton chevalet l’aquarelle inachevée. Sur la table deux tasses à café,

deux parts de gâteaux au chocolat, j’ai très envie de les manger, de les engloutir.

Je reste debout, immobile, ruisselante, si je marche, plouf, plouf…

Enfin, tu prononces quelques mots :

« Tu es trop sexy dans tes vêtements trempés »

Je te reconnais bien là, toujours le même esprit vif, spittant…

A Marie

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Corona comptine : Plouf, Plouf !

Slam (A lire en détachant les syllabes comme une comptine enfantine)

Plouf, plouf !

A l’extérieur ciel bleu

A l’intérieur il pleut

Virus spitant t’es vraiment ouf !

Plouf, plouf !

Oiseaux dehors en liberté

Humains dedans, captivité

Virus spitant t’es vraiment ouf !

Plouf, plouf !

Parterre de pâquerettes

À terre toute la planète

Virus spitant t’es vraiment ouf !

Plouf, plouf !

Un masque, deux masques, trois masques

Attends un peu qu’on te démasque

Virus spitant t’es vraiment ouf !

Plouf, plouf !

Applaudissements en chœur

Soignants dans tous les cœurs

Virus spitant t’es vraiment ouf !

Plouf, plouf !

Projets vacances de Pâques ?

Tous confinés à la baraque

Virus spitant t’es vraiment ouf !

Plouf, plouf !

Anti-covid attitude

De nouvelles habitudes

Virus stoppé, fin de l’esbroufe !

Pour tous alors un grand OUUUUUFFF !

Rosy Gérardin

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SI REINE

Croiser ton regard.

Me plonger dans ton regard.

L’espace d’un instant m’y voir.

Une sensation me submerge.

Plouf !

Plouf ?

Le bruit du coup de foudre.

On n’entend pas le tonnerre pour un coup de foudre ?!

J’ai entendu… Plouf.

Me voilà envahie d’une ondée. Petite pluie d’émotions en tout genre qui au deuxième regard intense se transforme en un torrent de désir. Je sens que je sombre dans un tourbillon, j’éprouve en moi une sensation spitante, l’envie de t’embrasser jailli de ma tête et dans mon corps le parcours d’une source chaude, créant la confusion en moi. Je suis un cours qui en dit long avec toutes ces émotions qui ruissellent dans chaque parcelle de mon être.

Me voila engloutie par ce tsunami que tu provoques en moi. Est-ce que je résiste, est ce que cette force si violente dans laquelle j’ai la sensation de me noyer est réelle ? Ai-je le droit de m’imaginer avec toi ? Je nage, oh oui je nage à travers ce rêve éveillé, en direction de cet oasis que tu sembles être pour ma vie, car au fond de mon cœur, j’y vois une lueur, derrière ce tapis obscur. Je m’y accroche. Une fois traversée cette étendue à l’image de mangrove, j’arrive au bord.

Au bord de toi, à bord de nous. Tout devient fluide.

L’amour ne fait pas le bruit du tonnerre, l’amour c’est le bruit de l’eau qui coule en continu.

Je sais ce que je veux. Et pour la première fois de ma vie, je vais choisir d’être moi. D’être, de devenir.

D’exister à une, d’exister à deux.

M’en aller à vau l’eau avec toi.

Croiser mon regard.

Te plonger dans mon regard.

L’espace d’une vie, nous y voir.

Au croisement de nos yeux, se dessine maintenant le plus beau des tableaux, révélant une aquarelle, à la couleur de nos deux eaux.

Élodie -S-

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Dans la mangrove de ses cheveux

Elle abrite toute une flottille,

Navires engloutis et marins,

Charmés par sa voix de satin.

De son unique œil vert anis

Ruissellent des ondées câlines

Aquarelles mélancoliques

Vraies larmes de crocodiles.

Avec ses sœurs océaniques

Elle joue à grands ploufs sonores

Le long des rivages si clairs

Au fond des golfes de lumière.

De sa queue puissante elle agite

L’eau spittante en écume blanche

A l’odeur d’orgeat et d’amande

Et souffle des grains de tempête

Épuisée, le soir elle s’endort

à vau l’eau dans le courant tiède

Son corps fluide se déploie

Magnifique écharpe de soie

Belle sirène, enchanteresse

Fille du vent et de la mer

A la couleur bleue oasis

Rêve liquide sans amarres.

Christine

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UNE FEMME EST APPARUE DANS MA VIE

Une femme est apparue dans ma vie.

Je la trouve belle.

J’aime la voir.

Des sensations intrigantes qui vont durer quelques mois.

C’est une période où je me sens perdue.

Le temps valse.

Je reste là.

Je suis mon chemin sans aucun regard aux autres, ni même en moi.

Puis cette période s’arrête et je m’accorde le droit de respirer à nouveau, de rire, de poser mes œillères.

Je ressens à nouveau.

Je me rends compte que ces sensations agréables ressemblent à des frémissements.

Que voir cette femme est le rayon de soleil, bouffée d’oxygène de mes journées.

La nuit un rayon de lune qui m’éclaire pour m’endormir.

Chaque jour, j’éprouve un plaisir immense à la saluer, et quand l’occasion se présente, la côtoyer.

Je ne bouscule pas le destin, je ne crois pas.

Jusqu’au jour où le sablier se renverse, la plongée dans le miroir.

Le bruit de ses talons dans les escaliers.

Je m’en souviens encore.

L’éclair de l’une.

Et ce plouf.

Plouf, bruit à l’odeur du coup de foudre.

Une décharge électrique alors que j’ai les pieds dans l’eau.

Tout s’éclaire.

Je vais vivre au cycle de la lune.

 

Une femme est apparue dans ma vie.

Depuis ce jour je la cherche partout.

Je l’attends chaque jour.

Je sais à quelle heure elle va passer la porte.

Chaque jour de la semaine, quand l’heure approche, je sens mon cœur accélérer, mon ventre se durcir.

Mon ombre fait place à sa lumière.

L’attendre chaque jour devient un vrombissement.

Je fais tout pour la croiser.

Son bonjour, son sourire, et ses yeux.

L’attention de ses yeux, l’attention sincère de son regard et sa présence toute entière deviennent mon univers dans lequel mes mots s’unissent.

J’ai envie de la voir.

La voir ne me suffit plus. J’ai envie de lui parler. J’ai envie de la connaître.
Une femme est apparue dans ma vie.

Et quand son heure approche je sens mon cœur s’emballer.

Je transpire, je suis en sueur.

Elle est loin d’imaginer cette marche nuptiale que je mets en route pour aller la saluer.

Un cinéma digne des comédies les plus romantiques.

La femme s’approche.

Je tremble de tout mon être.

J’ai la gorge sèche. J’ai les mains moites.

« Bonjour. »

Je lui dis bonjour.

Elle me répond « Bonjour. »

Plouf.

Je suis ses quelques secondes, elle est toute mes journées.

 

Une femme est apparue dans ma vie.

« Je voudrais te parler », lui dis je.

Elle me sourit.

« J’ai eu le coup de foudre pour toi. Je veux juste te le dire. » (moi)

Elle me sourit.

« Tu ne prends pas la …» (moi)

« Fuite.

Dès que je te vois, j’ai envie de te toucher. » (elle)

Plouf.

 

Élodie – S –

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C’est un ogre, un vrai caïd,

Une armoire à glace, un colosse,

Il ne fait pas dans la dentelle,

Et pas non plus dans l’aquarelle,

Préfère plutôt chercher querelle.

Il fait la nique à Jupiter,

Son frérot, qu’il grille en enfer

Chez Pluton son deuxième frère.

Il s’envoie du rhum par caisses,

Pas de répit, pas de cale sèche.

Quand il a un p’tit coup dans l’aile,

Il pète, il rit, il engloutit.

C’est quand même lui le Dieu de mers,

Des fleuves, des îles et j’en passe,

Il a l’trident bon sang de bois.

Quand il est rond comme une barrique

Qu’y a plus d’fluide à s’envoyer

Il tangue, il roule et prend d’la gite

Avant de choir dans les berniques

A grand plouf et à gros bouillons.

Il se redresse tant bien que mal,

Ses dauphins se sont fait la malle

Ils ont laissé son char en rade,

Il râle, il jure, il les maudit

Qu’ils aillent à vau l’eau ou au diable

Et puis il se met à chialer,

Il a le rhum triste, c’est pitié,

Il va s’planquer dans sa caverne,

C’est sa grotte, c’est son oasis

Pour pouvoir ronfler bien pépère.

Sa nymphe de femme connaît sa planque

Alors elle le met à l’amande

Elle lui fait ranger les mangroves,

Les rivages et les coquillages,

Les crabes et tout le saint-frusquin

Puis elle lui file la serpillière,

lui dit de laver l’fond d’la mer

A l’eau spittante et au savon.

Faut que ça reluise et que ça brille

Elle veut pouvoir s’mirer dedans.

Une fois ses corvées terminées,

Dieu qu’il a soif, y a pas idée !

Alors il souffle une grosse tempête,

Et le premier navire qui passe,

Il lui fait boire une bonne tasse.

Il pique la gnôle à fond de cale,

Comme un pirate de bas étage.

Et par la barbe de Neptune,

Ça ruisselle dans son gosier,

C’est bienfaisant comme une ondée

Christine

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RÉFLEXION

Il était une fois le reflet dans le miroir

Je vais vous conter ma lueur d’espoir

Le destin un beau jour de moi s’est emparé

M’a présenté l’amour sans vouloir me bousculer

J’ai rencontré cette femme et dès qu’elle est entrée dans ma vie

Envie d’la voir, brise d’alchimie

Mais avant le changement j’étais dans le brouillard

Même si au fond j’l’attendais chaque soir

Sensations étranges qui vont durer quelques mois

Une période sans chemin où j’ère loin de moi

Sans savoir que je m’apprête à vivre cette joie

Car je vais aimer pour la première fois

Oh ses yeux, oh son regard

Si elle savait comme je l’attends chaque soir

Au creux de moi je n’peux concevoir

De passer une journée sans l’entrevoir

Élodie – S –

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Aie, aie, aie, aie

Je t’ai connue plus inspirée,

Ça coule pas d’source, c’est pas fluide

On peut pas dire que ça ruisselle,

Qu’ça soit l’ondée côté idées.

Aie, aie, aie, aie

Tu t’engloutis, ça fait pitié,

Dans la mangrove de tes pensées,

Tu t’embourbes, tu marécages

Tu sombres et tu atteins le fond.

Aie, aie, aie, aie

Ah non vraiment on peut pas dire,

Qu’ça soit fringant, qu’ça soit spittant

Tu cherches vainement l’oasis,

Dans le désert de ton cerveau.

Aie, aie, aie,

Ah non on n’peut pas dire que ça fuse,

T’a tout l’mental qui s’fait la malle

Qui part à vau-l’eau, à la baille,

Et qui fait plouf côté rimaille.

Aie, aie, aie, aie

Et puis en plus c’est la cata,

Y t’reste aquarelle sur les bras,

T’es dans la galère ma vielle,

Tu vas pas t’en sortir comme ça.

Christine

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En cette année 2019, les 10 mots proposés pour l’opération « Dis-moi dix mots » sont:

arabesque, composer, coquille, cursif/-ive, gribouillis, logogramme, phylactère, rébus, signe, tracé

Retrouvez plus d’infos ici: http://www.dismoidixmots.culture.fr/ressources/la-thematique-et-les-dix-mots-2018-2019

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RÉBUS

Dessine-moi des mots

Des mots qui font passer les maux

Moi je dis que les plus beaux laïus

Se trouvent dans les dessins des rébus

Car

Dessiner

C’est tout imaginer

Tout insinuer

Tout recombiner

Dessine-moi des mots

Des mots qui font passer les maux

Sous forme de dessin ça crée du lien

Car

Un dessin

C’est parfois doux comme le duvet du poussin

Quelquefois piquant comme le corps de l’oursin

Des fois puissant comme le vol de l’essaim

Dessine-moi des mots

Des mots qui font passer les maux

Amuse-toi à

Décrypter des signes représentés

Déchiffrer des messages codés

Élucider pour le plaisir de jouer

Car

Jouer

C’est créer et se récréer

Rigoler et se gondoler

Badiner et s’adonner

Dessine-moi des mots

Des mots qui font passer les maux

Rejoins-moi au pays de la devinette

Pour y passer les mots à la moulinette

Te coller aux manettes de la vignette

Et sous forme ou non de sornettes

Surgiront des phrases telles des saynètes

Les mille tours des calembours

Annonceront alors

à coup de tambour

Une frise de hiéroglyphes

Ô combien expressifs

Dessine-moi des mots

Des mots qui font passer les maux

Mets le focus

Sur la résolution d’un rébus

C e sera comme percer une énigme

Accéder au graphisme

Et à son parodigme

Car

L’énigmatique

C’est comme l’antibiotique

Ce n’est pas automatique

C’est avant tout caustique, analytique, cabalistique

Mais aussi sarcastique, artistique, agnostique

Pour sûr c’est toujours un peu chaotique

Mais tellement ludique

Dessine-moi des mots

Des mots qui font passer les maux

« S’il vous plaît…dessine-moi un mouton »

Disait de sa planète un petit garçon

Le petit prince de la question

Au royaume de l’imagination

Dessine-moi des mots

Des mots qui font passer les maux

Rosy Gérardin

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Au début, ce sont des griboullis

La concentration marque ta bouille

Cachée par quelques mèches

Le sens de ton dessin, je le cherche

J’essaie de déchiffrer ce rébus

Dans tous les cas, il n’ira pas au rebut

Tu me dis que tu as voulu dessiner un cygne

C’est le signe que tu y vois du sens

Du gribouilli à l’écriture, place aux ratures et aux coquilles

C’est peut-être plus facile de jouer aux quilles

Mais quand on y arrive, on a les yeux qui brillent

Au fur et à mesure, les arabesques sont plus précises

Les explications deviennent plus concises

Tu fais le tracé d’un ara, d’un logogramme

Plus besoin de phylactères pour comprendre ton programme

Du gribouilli à l’écriture, place aux ratures et aux coquilles

C’est peut-être plus facile de jouer aux quilles

Mais quand on y arrive, on a les yeux qui brillent

Tu apprends à écrire ton prénom

Tu passes à l’écriture cursive

Même s’il y a encore quelques coquilles

C’est le signe que tu es passé à la lecture intensive

Du gribouilli à l’écriture, place aux ratures et aux coquilles

C’est peut-être plus facile de jouer aux quilles

Mais quand on y arrive, on a les yeux qui brillent

Élodie Giraudier

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Belle Orientale,

Oh femme fatale,

Ton corps sinueux

Comme un serpent

Compose l’espace

Des vides qu’il trace.

Belle Orientale,

En arabesques

Tes courbes affolent,

En un hommage,

Les versets juifs, Les Phylactères.

Belle Orientale,

En logogramme,

Tu traces des signes

Et l’on devine

Les droits froissés,

L’odeur des nuits.

Belle Orientale,

Comme un fantasme,

Tu danses ta vie

Et je te suis

Dans un fouillis

De ruelles sales.

Belle Orientale,

Comme un rébus,

Un gribouillis,

Une devinette,

Un graffiti,

Un cri.

Belle Orientale,

A trop t’aimer,

Ton corps, tes seins,

Ton ventre chaud

Je pers mon souffle

Je rends mon âme.

Christine

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Cette année,2017, les 10 mots proposés pour l’opération « Dis-moi dix mots » sont :

avatar, canular, émoticône, favori, fureteur, héberger, nomade, nuage, pirate, télésnober. Retrouvez les définitions et des ressources en ligne: http://www.dismoidixmots.culture.fr/presentation

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J’aime les aliens

Cette année les aliens reviennent

Encore plus effrayants, encore plus effarants

Des aliens comme j’aime

Est-ce un canular, un bobard proféré par des tocards ?

Non, au cinéma leurs aventures continuent

Alien VI ou deuxième opus de Prométheus

Qu’importe, j’aime

Les âmes sensibles détestent

Quand la doctoresse en détresse

Déchiffre des palimpsestes

Pour traquer des extra-terrestres

Teigneux et hostiles, comme j’aime

Car le bon alien est un faussaire

Qui s’insinue dans tes viscères

Quand tu pénètres son repère

Visqueux, gluant, comme j’aime

Que tu rigoles ou que tu aies peur

Avec Avatar, Alien ou Blade Runner

C’est peut-être du grand Guignol

Mais aussi le cinéma que j’aime

Georges Waszkiel

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Cette année,2016, les 10 mots proposés pour l’opération « Dis-moi dix mots » sont :

Champagné, chafouin, dracher, dépanneur, lumerotte, Fada, Ristrette, Poudrerie, Vigousse, Tap-tap. Retrouvez les définitions et des ressources en ligne ici:http://www.dismoidixmots.culture.fr/?cat=1

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Le soir de la grande poudrerie

Il avait draché toute la sainte semaine, et ce jour-là, la neige avait tombé sans interruption sur le canton. Le tap-tap du fada, presque enseveli, laissait deviner la partie supérieure de ses scènes tropicales. C’est la caisse de mon voisin, un gars du pays qui fait son show dans son camion ramené des îles. Moi qui ai traîné mes guêtres en Afrique, il me faisait penser à un champagnié congolais. Ah, Il était moins vigousse le champagnié quand la poudrerie absorbait gens et paysage ! Même un char 4 x4 de 300 chevaux quelquefois, ça suffit pas à sortir des bancs de neige. Les jours de poudrerie, chacun en rabattait : ça vous rendait humble.

Mais ce soir-là, c’était la grande poudrerie, celle qui tient en respect les plus forts, ceux qui sont nés là et n’ont jamais connu que ce pays avec son blizzard, la nuit qui dure des mois et l’été un instant d’éblouissement.

Ce soir-là, la poudrerie silencieuse et chafouine avait perdu cinq hommes qui furent sauvés ristrette par la lumerotte de notre cher dépanneur. Leur char tombé en panne et la nuit qui tombait, et par-dessus tout la poudrerie qui effaçait tout repère. L’un d’eux a aperçu la lumerotte du dépanneur et ils ont marché dans sa direction, c’est ce qui les a sauvés.

C’est ça l’histoire du nom que tu vois au-dessus de la boutique : « La grande poudrerie » !

Catherine

 

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Poudrerie

 

Le vent qui s’était l’vé

Soulevait sur le sol

La blanche poudrerie

Devant l’motel du lac

Qui faisait dépanneur

Jusque tard dans la nuit.

Le froid était très vif

Le ciel était très clair

Le vent poussait d’vant lui

La blanche poudrerie.

Le vent poussait d’vant lui

La blanche poudrerie.

Fallait être vigousse

Ce soir–là pour rouler

Au guidon d’un tap-tap

Vieux de pas mal d’années

Conçu pour Haïti,

Pas pour le Canada.

Fallait être vigousse,

Fallait être fada.

Fallait être fada

Pour rouler avec ça.

Bien au chaud à l’abri

De cette poudrerie

Observant la lum’rotte

De l’engin tropical

Des clients désœuvrés

Commentaient à l’envi

Le voyageur parti

Malgré la poudrerie

« Il doit être ristrette ! »

Disait le VRP

Qui vendait des coucous

Avec un air chafouin.

« C’est un fada, c’est tout ! »

Conclut un champagné

Au chaud entre deux blondes

Lourdement maquillées.

Au chaud entre deux blondes

Lourdement maquillées.

La poudrerie masqua

Bientôt la lumerotte

Le tap-tap, le fada,

Le sujet de causerie.

Tout avait disparu

Dans cette poudrerie

Emporté par le vent

Absorbé par la nuit.

Le vent soufflait dehors

La blanche poudrerie.

Le vent poussait d’vant lui

La blanche poudrerie.

Le barman dans les verres

Reversait du wisky.

Talmi

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En 2015, les 10 mots proposés pour l’opération « Dis-moi dix mots » étaient :

Kermesse, kitsch, sérenpidité, wiki, zénitude, amalgame, bravo, cibler, gris-gris, inuit.

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Les dix y sont

Gris wiki gris. Wiki le gris-gris s’évertue à cibler sa sérendipité sans amalgame. C’est inouï s’écrie l’inuit qui s’ennuie dans sa nuit tout en zénitude. Zen zen zen chante l’artiste sous les bravos qui applaudissent. Votez la kermesse kitch et vous gagnerez le gros lot.

Les dix y sont et slament

Le bonheur n’a pas de prix s’écrie Wiki gris-gris à son ami l’inuit inutile qui slam et cible sarime dans l’amalgame de sérendipité acerbe et sans verve de ses amis amoureux s’enfoncent dans la zénitude des jours et des nuits s’ennuient sans détour ni retour à la vie zen zen zen Zazie zen sur la rue de la paix et plante sa folie dans le radeau de la fortune à Malo-Bray- Dunes les bravos emplissent la kermesse qui pue le kitch et s’en délecte à fond les ballons s’envolent jusqu’au ciel comme une âme à jamais éternelle.

Wiki le kiwi

Wiki le kiwi qui rit part en Italie.

Wiki Wiki lui crie son ami l’inuit !!!! Tu as oublié Grisou ton gris-gris !!

Zen zen zénitude répond Wiki à son ami : la kermesse de lundi était trop kitch et j’ai fait l’amalgame avec celle de mardi. Ma sérendipité m’a amené à cibler celle de mercredi et finalement j’irai jeudi mais pas vendredi. Dimanche et samedi je reste au lit. Alors ? Bravo qui ? Bravo Wiki !!!!

Wiki le kiwi qui slam

Wiki le kiwi qui slam et rit rêve sa vie en Italie.

Wiki Wiki lui crie son ami l’inuit hirsute !!!! T’est complètement ravagé !!! Tu as oublié ta chance !! Ou l’aurais-tu cachée ??!!

Zen zen zénitude ici et maintenant répond le kiwi à son ami : la kermesse de la fête des fleurs de lundi était plus kitch que la robe d’Ophélie. J’avais les idées en bordel et j’ai fait l’amalgame avec sa tenue de mardi. J’ai déguisé ma sérendipité en naïveté et j’ai tout ciblé sur la mocheté décalée de celle de mercredi. Finalement, elle a trouvé pire pour jeudi et vendredi. Alors, ma chance, je lui ai donnée avec le gris-gris des reines du shopping. Dimanche et samedi, Ophélie m’a épargnée mais je sais que lundi, ce sera reparti. Alors ? Je recommencerai. Du coup, à qui qu’on dit bravo pas vu pas pris ??!! Ben à Wiki le Kiwi !!!

Virginie V.

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Les rois mages.

Bravo, Melchior, tu as trouvé la sérenpidité de transformer ce vieux tabouret de bar en objet kitsch avec la peinture bleu lavande et les pieds jaune canari. Mon correspondant inuit viendra avec ma famille chercher des gris-gris à la kermesse. Cette fête ne devait pas être un amalgame de styles mais cibler les années art déco. Balthazar devrait contribuer à la construction d’un site wiki média plein de zénitude pour cette fête de la Saint Gaspard.

Marie R.

SLAM de l’or, de l’encens et de la myrrhe.

Bravo, bravo, bravo, Melchior,

Tu transformes le vieux tabouret, hé, hé, hé,

En kitsch qui ira dans la kitchen,

De Gaspard qui fait l’amalgame,

Du bric à brac avec la boite à gris gris,

De cette kermesse, de cette kermesse,

De l’école des Inuits,

Esquimaux, chocolats glacés,

Avec sérenpidité, Balthazar, Thazar, Thazar,

Cible les mots pour tracer, tracer,

Le wiki média élaboré, boré,

Par Melchior en toute zénitude,

Zénitude, encens, Zénitude, myrrhe, zénitude, or,

Zénitude, cool, zénitude, cool, cool,

Cibler, dribbler, Gagner,

Le slam, le slam, le slam de l’or, de l’encens et de la myrrhe !

Gaspard, Melchior, Balthazar, slam ! slam ! slam!

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Marie R.

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SÉRENDIPITÉ

A chacun sa foi

A chacun ses choix

Mais la même loi.

Wiki, wiki.

Kitsch ou bien tradi

C’est toi qui choisis.

Pas besoin de gris-gris

Ni de grands bravos

Encore moins d’zozos

Pour la liberté

La fraternité.

Wiki, wiki.

A chacun ses cibles,

Sous d’aut’ latitudes

Chez les inuits

Dans la longue nuit

Pour la zénitude ?

Pas besoin de kermesses

De lire la bible

De dire la messe

Wiki, wiki

Se mélanger tous

Pas avoir la frousse

De faire l’amalgame

Et ouvrir nos âmes.

Wiki, wiki !

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Danielle M.

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Dis-moi 10 mots

Amalgame
Dentiste, pâte à tarte de mon grand-père
Bravo
Concert de musique
Gris-gris
Afrique
Kitsch
Antoine de Caunes
Kermesse
Ecole
Sérendipité
Mots inventés par mon fils Zach
Wiki
Waikiki t-shirt, Hawaï
Inuit
Froid
Zénitude
Peindre avec les doigts, coucher de soleil sur l’océan
Cibler
Tir à l’arc

 

Je le serre entre mes doigts et fais tourner le pot d’encre, comme un gris-gris qui me permettrait d’invoquer ma muse. Je suis un portail collaboratif à moi toute seule lorsque mes différents personnages intérieurs se réunissent lors d’un wiki-danse tribal et mettent le feu à mes neurones créateurs. La chaleur se diffuse alors dans mes bras et jusqu’au bout de mes doigts, ce qui n’est pas pour leur déplaire car ils ne supportent pas aussi bien le froid que le peuple Inuit, et il faut dire qu’il fait vraiment froid dans cet atelier.
Allez, je me lance, assez tergiversé. Je trempe les doigts dans l’encre et l’étale sur le papier, sans but, sans réfléchir et je me retrouve dans un état de zénitude profond. Quel plaisir de m’autoriser à créer le plus kitsch des dessins et à redevenir un enfant dont la production pourrait même se voir affichée à la kermesse de l’école aux yeux de tous.
Je me sens libre. Peindre avec les doigts est aussi plaisant que de faire un amalgame avec les ingrédients d’une pâte à tarte. Eviter de cibler une intention ou d’intellectualiser le propos, ce serait perdre de vue l’essentiel. Je regarde mes doigts et lors d’une fracture spatio-temporelle, je revois les longues mains de mon grand-père pétrissant la pâte de la tarte Bourdaloue, alors que j’avais 5 ou 6 ans.
Je souris et reviens à moi, termine mon geste et prends un peu de recul. A ce moment, je découvre mon œuvre qui… ne ressemble à rien. Je suis déçue mais ma prof, ravie, me lance un grand bravo ! et m’encourage à m’auto-congratuler. C’est un excellent début d’après elle. Oui, elle a certainement raison, mais je vais quand même éviter de m’en vanter auprès de mes amis car je n’ai pas vraiment fait preuve de sérendipité sur ce coup-là.

 

 

Wiki-danse. Je ferme les yeux et me balance, et j’m’en balance de ce qu’ils en pensent.
Wiki-danse. Ma tête en feu, j’implore, je crie. Viens, viens ma Muse danser sur le papier. Viens, viens m’inspirer.
Wiki-danse. Réchauffe-moi. Inuit en transe, je balance mes doigts trempés d’encre sur le papier mâché, froissé, déchiré.
Viens ma Muse. Etale, rature, amalgame qui fait mal. Ah, mal, ga-re à toi ; de toi à moi, je ne veux pas de toi.
Allez viens ma Muse, et point n’abuse. Apporte la zénitude. Zen, tu devrais rester zen car la Muse s’amuse et serre en dix, non en vingt, non arrête de jouer.
Viens plutôt ma Muse et serre-moi, dis serre-moi, par pitié, serre-moi un refrain de sérendipité, inattendu et heureux. Heureux qui, comme moi, se balance et s’en balance comme un bateau ivre. L’encre coule à flots et ivre, je m’enivre de couleurs. Et sans cibler l’intention, je n’ai pas l’intention de vomir du noir ou du blanc.
Non, ma Muse, viens me dé-kitscher, viens me délivrer, viens m’emporter loin de la mer noire, loin de l’écume blanche. Je dérive, je balance, je bascule.
Wiki-danse au son de la kermesse. Je transe et entends les bravos des badauds qui soulèvent leur chapeau. Paille, chapeau de paille, tête en feu.
Wiki-danse. Je bois l’eau de feu. Brûle l’encre, brûle mon âme, brûle le gris-gris. Mes mains tremblent.
Wiki-danse. Je balance et m’enfonce dans le silence. Adieu ma Muse.

 

Alexandra

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Amalgame

Ne faites pas trop vite l’AMALGAME :

WIKI, ce n’est pas Kiwi, ce n’est pas qui oui, ce n’est pas un mot inuit, mais c’est un mot qui vient d’Hawaï,

et quand vous dites BRAVO, vous ne ne dites pas que l’autre est brave, peut être seulement que vous existez au moment où vous l’applaudissez.

Et lorsque vous prononcez bravitude, cela ne signifie pas que vous êtes dans une parfaite ZENITUDE.

Ne faites jamais l’amalgame : l’autre est toujours autre, mais un homme est un homme… Tout homme est un homme, mais il est toujours autre…

Aucun être humain n’est illégal, disent certains. Les Inuits, qu’on les appelle INUIT ou Inuk ou Eskimo, sont-ils moins humains, plus humains qu’un Romanichel, un Tzigane ou une Rrom ???

Est-ce qu’au fond leur nom change quelque chose ? P’têt’ ben qu’oui, p’têt’ ben qu’non !!!

Ne faites pas trop vite l’amalgame, si la nuit tous les chats sont gris, le GRIS-GRIS, lui, est peut-être noir, peut-être pas… Vous le prenez pour une signature posée là, sur le papier, dans un carré blanc, eh bien non, ce peut être aussi un petit sachet contenant les versets du Coran.

Ne faites pas trop vite l’amalgame : méfiez-vous de ceux qui clament que « laïque » s’oppose à « religieux », que la « vraie laïcité » s’est heureusement débarrasée de toute histoire religieuse… Pas si sûr : les gens et les mots, les mots comme les gens, se mêlent et se démêlent, traversent des frontières dont ils n’ont que faire, se marient et se démarient mais ne refont pas leur histoire et leur vie.

Un mot, c’est l’histoire d’un voyage. Prenez KERMESSE par exemple. La petite ainsi nommée vient de Flandre : la kerkmisse, messe d’église. Elle a grandi en Hollande, s’est épanouie en Belgique et dans le nord de la France , où elle est « fête patronale, fête villageoise ou foire annuelle célébrée en plein air avec de grandes réjouissances » 1

Ainsi, de proche en proche, ou de loin en loin (!) elle est devenue « fête populaire en plein air, fête de bienfaisance »… Partout en France.

On y trouve toutes sortes de stands, avec tout un fatras d’objets bien KITSCH que vous pourrez gagner, acheter ou voler… à moins que vous ne les ayez vous-mêmes donnés…

Tenez, au fait la kermese de l’école, c’est samedi prochain. On y va ensemble ?

Ne faites pas trop vite l’amalgame, mais après tout, pourquoi pas ? Kermesse ou pas kermesse, qui veut vendre, vise une CIBLE. Et la cible, c’est vous, c’est moi, c’est le « public visé », un public plus ou moins « ciblé». C’est là qu’il faut notre esprit réveiller : méfions-nous de tous ces publimarketeurs et autres quêteurs d’acheteurs ! De leurs produits et flèches empoisonnées, ils veulent nous occire… Qu’ils prennent garde ! Si nous sommes empoisonnés, eux-mêmes y perdront… et la bourse …et la vie.

Ne faites pas trop vite l’amalgame, le conte persan Les 3 Princes de Sérendip, n’a rien à voir avec Les Lettres Persanes de Montesquieu.

Encore que les fameux princes, récompensés pour leur sagacité, ont peut-être une parenté avec Ubsek et Rica, qui venant d’Ispahan, découvrent l’Occident et nous apprennent que rien n’est évident : ni nos usages, ni nos lois, ni nos croyances, ni nos modes d’organisation.

Il s’avère que Les Trois Princes, qu’ils soient persans ou qu’ils ne le soient pas, sont tous des pros de la SÉRENDIPITÉ : ils ont développé une « aptitude à faire par hasard, lors d’une recherche, une découverte inattendue et à en saisir l’utilité »2.

Autrement dit, peut-être ne trouvent-ils pas ce qu’ils cherchaient, mais ils ont l’air de trouver ce qu’ils ne cherchaient pas.

Ainsi les mots peuvent parfois nous tromper, ils peuvent dépasser notre pensée ou nous conduire à l’amalgame…

N’oublions pas, les mots ne sont que des mots.

A près tout, le Mot, à la Bourse des Choses, vaut certainement moins que la Chose…

mais les mots, les petits mots, les grands mots, les gros mots, et le mot de trop…,

les mots repiqués ou les mots inventés, les mots doux et les mots insensés…

Tous, ils sont « trop forts », les mots !

Françoise

1In Le livret des dix mots, semainelanguefrançaise.culture.fr

2In Le livret des dix mots, semainelanguefrançaise.culture.fr