Contes divers

Quelle idée d’écouter le sanglier !

Dans les temps anciens, il n’y avait pas de crèches, pas de nounous ou d’école. À la campagne, les parents laissaient leurs enfants à la maison quand ils étaient trop petits pour travailler avec eux dans les champs.

Avant de sortir, Jeanne, la mère, rappelait toujours à ses enfants de ne pas sortir de la maison. Mais un jour, les enfants entendirent un bruit bizarre et regardèrent par la fenêtre. C’était un énorme sanglier, il devait peser au moins 100 kg. Il était d’un beau brun brillant. Attirés, les enfants entrouvrirent la porte. Le sanglier les observa et leur parla. Oui, oui, vous avez bien entendu, le sanglier parlait ! Il leur dit : « Beaux petits humains, venez avec moi. Je vais vous faire connaître le monde fabuleux de la forêt que vous n’avez jamais pu voir à cause de vos maudits parents ! ».

Les enfants le suivirent sans hésiter. Ils gagnèrent rapidement la forêt, car c’était un sanglier volant. Il y avait tellement de choses à découvrir dans cette forêt dense, qu’ils perdirent de vue le sanglier, errèrent sans fin et se rappelèrent des consignes de leur mère, mais c’était trop tard. Ils furent perdus à jamais. Et ceci est une vraie histoire.

Élodie Giraudier

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Du fait-divers au conte

Gradubide, le marchand, était bien connu pour son avarice. Sa réussite financière faisait bien des envieux parmi ses concurrents, ses méthodes n’étant pas toujours des plus honnêtes. Les petites gens ne le portaient pas non plus dans leur coeur ; quand il les employait pour décharger les marchandises ou découper des pièces de tissu, pour transporter caisses et amphores, il rabiotait toujours sur le dernier quart d’heure ; il acceptait tout juste de leur servir de l’eau, jamais de ce vin dans sa cave regorgeait. Jamais il n’avait donné le moindre dirham à un mendiant, il donnait plus volontiers des coups de babouches que des sucreries aux gamins qu’il trouvait sur son chemin.
Quand Mecmalin, arrivé au caravansérail, entendit tous les ragots sur Gradubide, il promit aux manants qui l’avaient fort bien accueilli, de les aider à se venger. Il n’était pas escroc, mais bien rusé et beau parleur, habile à se tirer de toutes les situations et même à les provoquer.
Ayant observé discrètement Gradubide surveillant avec méfiance le déchargement des chameaux d’une caravane arrivée dans la matinée, il mit en place son stratagème : il déposa sur le sable un anneau de cuivre doré dont il se servait pour attirer la confiance des aubergistes et pour paraître plus riche qu’il ne le sera jamais.
Un peu à l’écart du passage des porteurs il attendit le moment où Gradubide s’approcha de l’anneau ; il se précipita pour le ramasser dès le moment où il fut assuré que le poussa l’avait remarqué. Le conflit était inévitable. Le gros marchand avec toute l’assurance de son outrecuidance prétendait à possession légitime sur l’objet. Mecmalin prenait des mines extasiées en contemplant l’anneau assurant qu’à sentir son poids il était de bel et bon or, que sa fortune était faite, et qu’il n’était pas question de s’en séparer.
Gradubide, fâché de voir lui échapper ce petit supplément de richesse, entreprit la négociation avec tout son savoir-faire. Son meilleur argument qui sembla toucher Mecmalin était qu’ici personne ne voudrait lui acheter son anneau, et qu’ailleurs personne ne voudrait croire qu’il l’eut acquis de manière honnête et qu’il risquait bien de se faire rouer de coups en place publique. Mecmalin prétendait qu’il arriverait à en tirer au moins 500 dirhams ; Gradubide sentant la partie gagnée lui en proposa 200. Mecmalin céda pour 250 dirhams que Gradubide lui donna aussitôt en prenant dans la bourse rebondie qu’il avait à sa ceinture.
Les porteurs avaient arrêté leur travail pour suivre la discussion ; ils paraissaient tous déçus pour Mecmalin. Celui-ci lzs rassura bien vite en les conviant pour un banquet à l’auberge avec l’argent qu’il venait d’obtenir ; il fut fêté en héros quand il leur apprit que la bague lui avait coûté une vingtaine de dirhams seulement et que Gradubide venait de faire la plus mauvaise affaire de sa carrière.

Issu de : « L’arnaque à l’anneau doré est de retour » (le journal de Saône et Loire 17/11/2013)
Cela faisait quelques années que ce grand classique de l’arnaque avait disparu de Chalon. Il semble que l’arnaque à l’anneau doré revienne depuis quelques jours.
Le principe est simple : l’arnaqueur pose sur le sol une grosse bague, assez lourde et de couleur dorée. Dès qu’une personne s’en saisit, il s’approche et invente le prétexte de l’avoir vue avant. En général, assez persuasif, l’homme fait passer cette bagouse pour un bijou de grande valeur et après négociation, accepte de la laisser au passant contre 50 ou 100 €, c’est selon…
Bien évidemment la bague ne vaut rien du tout. Donc si vous trouvez quelque chose de brillant sur le sol… Laissez-le !


Du conte au fait divers

Difficile affaire qui doit être jugée cette semaine en cour d’assises à Dijon.
S’il est indéniable que l’accusée subissait des violences de la part de son conjoint qui a été retrouvé assassiné à son domicile place Darcy, compte tenu de l’importance de l’héritage à la clé du jugement, la partie civile constituée des trois enfants de M. X. tentera de démontrer qu’il y a eu provocation et mise en scène de la part de l’accusée éventuellement aidée par des complices ; fait troublant aucune empreinte digitale n’avait pu être relevée sur le couteau fatal.

Au cours de la première journée a été évoquée la constitution de cette union étonnante ou quelque peu dérangeante entre M. X., entrepreneur dijonnais réputé et dont la fortune et la générosité était bien connues de nos concitoyens, avec Mademoiselle A., alors simple employée de maison ayant d’ailleurs quelques traces de grivèlerie dans son casier judiciaire.
Histoire d’amour à sens unique vraisemblablement, quoique ait pu argumenter l’avocat de la défense nous assurant de la sincérité de Mademoiselle A. devenue depuis Mme X.

En cette deuxième journée ont été évoquées les trois années de vie commune de ce ménage ; ont été mentionnés deux mains-courantes et un dépôt de plainte pour violence à conjoint. Pour les mains courantes il n’a pu être donné de suite à l’époque, Mme X. ayant pu se blesser elle-même, les faits étaient d’ailleurs bénins. La plainte avait été recevable après le témoignage de voisins qui avaient entendu une violente dispute : M. X. se serait mis en colère en apprenant que son épouse avait mis en vente ses bijoux, des bijoux de famille de M. X. d’ailleurs, pour aider financièrement son frère, endetté lourdement dans des jeux de cartes clandestins ; l’affaire ayant été finalement classée sans suite par abandon de Mme X.
Il a été avéré que M. X. allouait mensuellement des sommes importantes à son épouse pour ses loisirs en plus du train de vie de la maison dont elle devait justifier sur ‘notes de frais’. Mais elle n’avait aucune procuration sur les comptes de son mari. Elle a reconnu que le soir du drame M. X. avait compris qu’elle connaissait son code de carte bancaire et qu’elle s’en servait abondamment, ce qui l’avait mis hors de lui.
Ce même soir, et environ 30 minutes avant la dispute et la mort de M. X. on a remarqué que Mme X. avait appelé son frère depuis son portable.
Des voisins proches, venus témoigner à la barre, ont remarqué le passage d’un scooter qui s’est arrêté puis est reparti environ 10 minutes plus tard ; il ont pensé sur le moment à un livreur de pizzas. Ceci aux alentours de l’heure où Mme X. a appelé le commissariat.

Demain seront entendus les experts psychologues, et les proches de la victime et de l’accusée.

Verdict attendu jeudi en fin de journée ; après réquisitions de l’Avocat Général et de la Partie Civile en matinée, puis des plaidoieries de la défense en début d’après-midi.

Issu du conte BARBE BLEUE

Pierre B.

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Du conte au fait divers : Peau d’âne revisitée

Aujourd’hui, soixante
ans après le déroulement des faits que nous allons vous exposer,
Mme Anne Po passe aux aveux dans ses mémoires. Cette ancienne
aristocrate de renommée a livré son plus gros et déroutant secret.
A travers cet ouvrage, elle est revenue sur les événements
marquants de sa vie et notamment sur la raison de son mariage aussi
précoce et rapide avec un riche exploitant. A l’époque, tout le
monde avait pensé que cette union avait été arrangée entre les
deux familles. Mais il n’en est rien ! A la mort de sa mère, alors
qu’Anne venait de souffler ses dix-huit bougies, son père, dévasté,
est devenu complètement fou et s’est mis dans la tête d’épouser sa
fille. Il a essayé de la séquestrer, lui offrant des cadeaux plus
invraisemblables les uns que les autres. La jeune femme a réussi à
fuir de chez elle grâce à l’aide de sa bienveillante marraine,
bouchère de métier. A partir de ce moment, Anne Po a connu des
moments très difficiles, coupant les ponts avec le reste de sa
famille afin que personne ne puisse la retrouver. Elle a réussi à
survivre grâce à des petits boulots, vivant bien loin de
l’abondance et de la richesse qu’elle avait connues. Lorsqu’elle a
rencontré son futur mari qui, lui, l’a reconnue, elle a sauté sur
l’occasion. Le jeune opportuniste voulait devenir encore plus riche
grâce à la famille de la demoiselle et elle, se disait qu’une fois
mariée elle serait enfin libérée de la menace de son père. Cette
histoire montre bien qu’on trouve des affaires sordides partout :
autant chez les pauvres que chez les riches.


Du fait divers au conte : Le vol du tailleur

Il était une fois, un
tailleur à qui tout réussissait : il était entouré d’une famille
aimante, d’amis chaleureux qu’il avait plaisir à voir dans sa belle
maison acquise grâce à son métier qui le passionnait. Le cours de
sa vie semblait écrit, il finirait sa vie paisiblement. Mais un soir
de nuit noire, alors qu’il était sur le chemin du retour, une
douleur le pétrifia. Il tendit la main et aperçut avec horreur ce
qui ressemblait à une morsure : deux petits points rouges étaient
apparus. Ne sachant pas d’où cela pouvait provenir, il reprit sa
route et retrouva sa demeure avec plaisir. Le lendemain soir, il se
surprit à rêver de vols nocturnes au-dessus de la ville. Tout cela
semblait tellement réel. Au petit matin, il s’éveilla en sursaut,
ses vêtement déchirés. Malgré cette nuit de sommeil, il se
sentait exténué. Il se rendormit immédiatement. Il fut réveillé
par un cri strident dans la journée. Il ouvrit les yeux et vit sa
femme à l’envers : les pieds à la place de la tête et inversement.
Il ne comprit pas tout de suite. Le tailleur leva alors les yeux et
s’aperçut que ses pieds étaient accrochés à la poutre du plafond.
Ceux-ci n’avaient d’ailleurs plus rien d’humain, tout comme le reste
de son corps. Par un procédé étrange, il s’était transformé en
une énorme chauve-souris. Son épouse partit en hurlant et quitta la
maison avec les enfants dans un claquement de porte. Quelques
semaines plus tard, le tailleur avait tout perdu : sa famille s’était
enfuie, tout comme ses amis, il avait été chasse de sa maison et
avait dû quitter son merveilleux travail. Il était seul, désespéré
et ruiné. Un soir, complètement éreinté, il planait au-dessus de
la ville. C’était une nuit d’hiver glaciale, la neige avait durci
sur toute la ville. A bout de souffle, il décida de s’arrêter sur
un toit pour se reposer. Tout à coup, ses pattes glissèrent sur le
givre et il se mit à dégringoler du bâtiment. Il essaya de battre
des ailes, en vain. Des passants, au loin, aperçurent la silhouette
de ce qui semblait être une bête imposante puis celle d’un homme.
Le pauvre allait s’écraser ! Ils accoururent mais ne trouvèrent
rien sur les pavés de la rue. L’homme ou l’animal avait disparu…

Mathilde M.

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Du conte au fait divers

Les parents Merci arrêtés le soir de Noël à Châlon Sur Saône.
Un couple et deux enfants de 7 et 8 ans.
La famille était bénéficiaire des minimas sociaux. La crise financière aidant, les parents ne pouvaient plus s’occuper matériellement de leurs enfants.
Ils décidèrent de les abandonner dans les bois. Mais ces derniers revinrent avec un appétit décuplé. C’est alors que les parents décidèrent de les noyer.
Seulement, les enfants savaient nager. Ils se retrouvèrent chez un restaurateur, de l’autre côté de la Saône. Une fois là-bas, le restaurateur ne voulu pas les laisser repartir. Ils mangèrent à leur faim mais comprirent rapidement l’intérêt du restaurateur, un cannibale sanguinaire connu et reconnu qu’ils avaient vu à de multiples reprises sur Facebook.
Le restaurateur n’y voyant guère, les enfants ont trouvé un subterfuge pour lui faire croire qu’ils ne prenaient pas de poids.
Le restaurateur, excédé, décida cependant de les manger. Il alluma son four à pizza et c’est à ce moment-là que les enfants le poussèrent dedans.

Les enfants récupérèrent la caisse et la rapportèrent à leurs parents. Les parents achetèrent Iphone, tablettes et jeux électroniques et commencèrent un traffic sur Internet.
Le réseau a été démantelé hier.
Les parents sont en garde à vue et risquent 20 annnées de prison ferme.
Les enfants sont placés à l’aide sociale à l’enfance.


Du fait divers au conte

Vinéto et Svonko

Il y a fort fort longtemps, vivait dans un château gonflable la famille Touspourris.
Les parents, Slatan et Irma, avaient mis au monde des jumeaux : Vinéto et Svonko.

Vinéto et Svonko avaient grandi au milieu des insultes qui pleuvent et des claques qui volent.

Leurs parents les envoyaient chaque jour au marché, dans une ville fort fort lointaine.
Vineto et Svonko avaient pour mission de dérober les cabas des petites vieilles et surtout leurs porte-feuilles bien garnis.

Mais un jour, Vinéto et Svonko rencontrèrent la fée Marché. Elle leur fit prendre conscience que voler, c’est pas bien.

Les deux frères retournèrent au château gonflable afin de transmettre les bonnes paroles de la fée à leurs parents. Ces derniers ne voulurent rien entendre. Ils leur répétèrent comme depuis toujours ; « si tu voles, tu manges, si tu voles pas, tu vas souffrir !!! »

Vinéto et Svonko comprirent qu’il était vain de donner du lard à des cochons. Ils reprirent le chemin du marché pour éviter les coups de leurs parents, tout en espérant ne pas croiser la fée.
Mais celle-ci ne l’entendit pas ainsi. Sur le long chemin qui séparait les deux frères de la ville, la fée apparut de nouveau : l’important leur dit-elle, c’est de ramener de l’argent !! Peu importe comment !!! Alors, retrouvez le droit chemin !!!

Vinéto et Svonko réfléchirent. Ils regardèrent autour d’eux. S’assirent pour réfléchir encore. Tout à coup, Vinéto se leva et s’écria : mais le droit chemin, il est devant nous !!!! Et il se mit à cueillir des fleurs sauvages sur les bas côtés : boutons d’or, marguerites, chevrefeuilles, bleuets, camomille, coquelicots, violettes… Svonko ne compris pas. Il l’interrogea. Vinéto lui expliqua qu’ils pourraient faire des bouquets pour les vendre au marché. Ainsi, ils rapporteraient à leurs parents de l’argent honnêtement gagné.
Emballé par cette idée, Svonko aida son frère. Leurs bras furent bientôt emplis de fleurs colorées et odorantes.
Ils les assemblèrent en de magnifiques bouquets chamarrés qu’ils lièrent avec des branches de lierre. Puis, ils reprirent le chemin jusqu’à la ville.
Une fois arrivés, les bouquets bucoliques furent vite vendus.

Vinéto et Svonko revinrent au château gonflable, les poches pleines d’argent comme jamais !! Mais cet argent avait une autre odeur que celui qu’ils rapportaient aupravant. Cet argent avait l’odeur des fleurs…
Leurs parents, agréablement surpris, les félicitèrent pour la première fois de leur vie. Vinéto et Svonto leur expliquèrent fièrement comment ils avaient gagné cet argent.
Les parents, d’abord circonspects, se dirent qu’il pourraient se joindre à leurs enfants pour constituer encore plus de bouquets et rapporter davantage d’argent pour vivre.

La famille décida de changer de nom. Elle s’appelerait dorénavant la famille Fleurs de champs.
C’est ainsi que fût crée l’entreprise familiale « Fée Marché et Fleurs des champs ».
L’entreprise prospéra rapidement. Dès lors, la famille pu vivre confortablement. Chacun était heureux et serein, sans peur des représailles.

Vinéto et Svonko remercièrent la fée Marché. Ils comprirent le sens de cette maxime maintes fois entendue : biens mal acquis ne profitent jamais !!

Virginie V.

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Du conte au fait divers

Les Dépêches – Dijon – ?? mars 1975
Faits divers
Dans une petite ville sans histoire de l’est de la France, la nuit fut mouvementée. La cadette de la famille V. se présenta au poste de police à minuit quinze dans un état inquiétant : ses cheveux attachés sur le haut de son crâne étaient ensanglantés ; hagarde, elle avait perdu l’usage de la parole. Elle fut suivie de peu par deux jeunes gens, ses frères, qui tentèrent, sans succès de donner des éclaircissements. La police se rendit sur les lieux avec les protagonistes : ils trouvèrent le Baron de la tour Barbare égorgé au côté de plusieurs corps de femmes jeunes et encore belles … de loin ; l’odeur était pestilentielle. Appel à témoignages au n°4321.

Du fait divers au conte

Jadis, depuis sa plus tendre enfance, Henriette était aimée, choyée par sa mère qui l’emmenait partout ; entre deux « maisons », entre deux ménages, elle pouvait la nourrir à satiété. Quand la fillette grandit, la chose devint plus difficile ; Henriette restait seule une grande partie de la journée dans le taudis mal chauffé ; Alfred, le voisin lui apportait un croûton de pain vers midi…
La mère qui allait de plus en plus loin pour trouver du travail, un soir, ne revint pas. Alfred le voisin apporta du lait, quelques bouts de fromages et un fruit piqué à l’étalage à la nuit tombée, et ainsi chaque jour.
La petite grandit, grandit…
Un soir, Alfred le voisin et Henriette sortirent, l’un couvert d’une peau de bête et l’autre d’un caleçon rapiécé. De porte ouverte en porte forcée, le butin était maigre ; et chaque jour ainsi ; en fin de semaine, ils avaient eu assez pour manger et changer parfois leurs vêtements élimés.
Un jour, ils échappèrent à un agent de la force publique qui faisait une ronde.
Un autre jour, jour de fête, ils virent sur la grande place de la petite ville, sur un grand écran, un film muet ; les yeux écarquillés, Henriette, qui pour la première fois croquait une pomme d’amour, reconnut la fée-mère qui l’avait bercée enfant et tant aimée.
Elle s’endormit et ne vit pas la fée venir à elle et l’emporter.
Alfred le voisin avait laissé faire pour le bien de l’enfant qui se réveilla le lendemain dans un palais tout blanc.


Mireille Barelle

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