Comme tous les après-midi

Comme tous les matins, je me rendors après la sonnerie du réveil …

C’est encore le voisin, en criant après son chien qui finit par me sortir de ma torpeur. C’est quand même dur une vie de retraité – rendez-vous à la banque à 10 h 00. Le banquier m’avait demandé « ça ira 10 h 00 ? ». Bien sûr, je serai levé depuis longtemps.

Ca va faire juste … Il faut que je dépêche … J’aurais dû dire 11 h 00. Mon banquier est une banquière. On ne fait pas attendre une dame, question de politesse, de courtoisie … Je cours et m’étale de tout mon long sur le trottoir.

Attroupement autour de moi.

– «  ça va monsieur ? »

– « oui, oui, ça va ! »

– « êtes-vous sûr ? »

– « bien sûr ! »

Je tente de me lever … Non, ça ne va pas. Mon genou me fait souffrir et ne puis me relever …

– « On appelle une ambulance ! »

– «  mais non, pas d’ambulance ! »

– « Nous ne prendrons pas de risques, monsieur, quelques examens, quelques contrôles, et vous pourrez rentrer chez vous »

 

Zut ! ma banquière aux yeux bleus … J’aurais pourtant aimé la revoir. Même lorsqu’elle me facture des agios, elle reste charmante. Tant pis !

Allo ! mademoiselle . J’ai un contre temps, je ne pourrais pas venir aujourd’hui  . Elle doute, suspicieuse … C’est vrai que j’avais déjà loupé le rendez-vous précédent. Je m’étais révéillé trop tard … Comme tous les matins, je me rendors après la sonnerie du réveil.

Guy
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